Le Tribunal fédéral a examiné l'indépendance du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) par rapport au Comité International Olympique (CIO) dans le cadre d'un recours de droit public. Les recourantes soutenaient que le TAS n'était pas indépendant du CIO, invoquant l'art. 190 al. 2 let. a LDIP en liaison avec les art. 6 par. 1 CEDH et 30 al. 1 Cst. Le Tribunal fédéral a rejeté cet argument, soulignant que le TAS a été restructuré en 1994 pour renforcer son indépendance, notamment par la création du Conseil International de l'Arbitrage en matière de Sport (CIAS). Le CIAS est composé de 20 membres, dont seulement 4 sont désignés par le CIO, et il est chargé de sauvegarder l'indépendance du TAS. Le Tribunal fédéral a également noté que le TAS a prouvé son indépendance en rendant des décisions défavorables au CIO dans plusieurs affaires. En outre, le mode de financement du TAS, réparti entre le CIO, les Fédérations Internationales et l'Association des Comités Nationaux Olympiques, ne permet pas au CIO d'exercer un contrôle exclusif. Le Tribunal fédéral a conclu que le TAS est suffisamment indépendant du CIO pour que ses décisions puissent être considérées comme de véritables sentences, assimilables aux jugements d'un tribunal étatique.
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