Le Tribunal fédéral a examiné l'application de l'art. 39 al. 2 de la Convention de Lugano (CL) dans le cadre d'une demande de séquestre des avoirs de la défenderesse. La Cour a relevé que cette disposition établit le principe selon lequel la partie ayant obtenu l'exequatur peut procéder à des mesures conservatoires, mais laisse au droit national le soin de définir les mesures applicables. En l'espèce, la Cour d'appel fribourgeoise avait annulé le séquestre au profit d'une saisie provisoire, estimant que cette dernière était conforme à la CL. Le Tribunal fédéral a jugé que cette décision ne violait pas la convention, car celle-ci ne réglemente pas spécifiquement le type de mesures conservatoires à appliquer. La Cour a également noté que la question relève du droit interne et ne peut être contrôlée que sous l'angle de l'arbitraire, concluant que l'arrêt cantonal n'était pas manifestement insoutenable.
Convention de Lugano
mesures conservatoires
séquestre
saisie provisoire
exequatur
droit interne
contrôle arbitraire