Le Tribunal fédéral a examiné si la décision italienne du 13 janvier 2016 pouvait être déclarée exécutoire en Suisse en application de l'art. 32 CL. Il a conclu que cette décision, qui statuait sur une question de droit civil matériel distincte de celle traitée par le tribunal arbitral et n'impliquant pas les mêmes parties, n'était pas fonctionnellement liée à l'arbitrage et entrait donc dans le champ d'application de la Convention de Lugano. Le Tribunal a également confirmé que la décision italienne constituait une 'décision' au sens de l'art. 32 CL, indépendamment de son caractère condamnatoire, et a rejeté les griefs relatifs à la violation des art. 32 CL, III ss CNY et 80 s. LP. Enfin, il a écarté les motifs de refus de reconnaissance prévus à l'art. 34 CL, notamment l'atteinte à l'ordre public et l'existence de décisions inconciliables, estimant que le recourant avait été entendu dans la procédure italienne et que les décisions en cause n'avaient pas le même objet.
Convention de Lugano
exequatur
sentence arbitrale
reconnaissance des décisions étrangères
ordre public
droit d'être entendu
décisions inconciliables