Le Tribunal fédéral a examiné l'application de l'art. 612 al. 3 CC dans le contexte d'un partage successoral entre deux héritières. La défenderesse contestait la décision de la cour cantonale d'ordonner une vente aux enchères publiques de la villa et du fonds de commerce, préférant des enchères entre héritiers. Le Tribunal a rappelé que, selon l'art. 612 al. 3 CC, en l'absence d'accord entre les héritiers sur les modalités de vente, l'autorité décide entre des enchères publiques ou entre héritiers, sans présomption en faveur de l'une ou l'autre. Le juge dispose d'une grande liberté d'appréciation, devant tenir compte des circonstances, notamment de l'intérêt pécuniaire des héritiers et des relations personnelles. En l'espèce, la cour cantonale a justifié son choix par la recherche d'un prix plus favorable pour l'hoirie, ce que le Tribunal fédéral a jugé conforme aux critères doctrinaux et jurisprudentiels. La défenderesse n'ayant pas invoqué de motifs valables liés à la piété filiale ou aux relations personnelles, le grief a été rejeté.
partage successoral
vente aux enchères
libre appréciation
intérêt pécuniaire
piété filiale
relations personnelles
recours en réforme