Le Tribunal fédéral a examiné la conformité de l'expulsion du recourant au regard de l'art. 25 al. 3 Cst., qui interdit le refoulement vers un État où il risque la torture ou des traitements inhumains. Le recourant, condamné pour tentative de meurtre et autres infractions, invoquait une situation personnelle grave due à son état de santé et à ses liens familiaux en Suisse, ainsi qu'un risque de persécution en Afghanistan en tant que membre d'une minorité chiite. Le tribunal a reconnu que l'art. 25 al. 3 Cst. et les normes internationales connexes (art. 3 CEDH, Convention contre la torture) imposent une protection contre le refoulement en cas de risque avéré de traitements inhumains. Cependant, il a estimé que la situation géopolitique en Afghanistan étant susceptible d'évoluer d'ici à l'exécution de la peine, il n'était pas possible de conclure à un risque actuel et concret au moment du prononcé de l'expulsion. Ainsi, le tribunal a confirmé l'expulsion, laissant à l'autorité d'exécution le soin de réévaluer la situation au moment du renvoi.
Expulsion
Non-refoulement
Droit à la vie familiale
Proportionnalité
Risque de torture
Intégration
Minorité persécutée