Le Tribunal fédéral a examiné la recevabilité d'un recours en révision d'une transaction judiciaire conclue lors d'une procédure de conciliation en matière de bail, conformément à l'art. 208 al. 1 CPC. La transaction, signée par les parties et consignée au procès-verbal, a les effets d'une décision définitive et ne peut être remise en cause que par la voie de la révision (art. 328 al. 1 let. c CPC). Les recourants invoquaient une erreur essentielle basée sur un arrêt ultérieur du Tribunal fédéral déclarant nul un avis de majoration de loyer similaire. Le Tribunal a rejeté cet argument, soulignant qu'une transaction judiciaire vise précisément à régler définitivement un litige, y compris les incertitudes juridiques, et qu'un changement de jurisprudence postérieur ne constitue pas un motif de révision. De plus, les recourants, assistés d'un avocat, avaient renoncé à contester l'avis de majoration en échange d'un loyer réduit, ce qui exclut une erreur essentielle. Le Tribunal a également écarté les allégations de pression, faute de preuves établies par l'autorité précédente. Ainsi, le recours a été rejeté, confirmant que la transaction judiciaire ne pouvait être révisée sur ces bases.
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