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Loi fédérale du 14 mars 1958 sur la responsabilité de la Confédération, des membres de ses autorités et de ses fonctionnaires (Loi sur la responsabilité, LRCF)

LRCF·170.32

Chapitre II La responsabilité découlant d’un dommage

Art. 1016

1 L’autorité compétente statue sur les réclamations de la Confédération qui sont contestées ou sur celles qui sont dirigées contre elle. La procédure de recours est régie par les dispositions générales de la procédure fédérale.17

2 Le Tribunal fédéral connaît en instance unique au sens de l’art. 120 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral18 des prétentions contestées concernant des dommages-intérêts ou une indemnité à titre de réparation morale résultant de l’activité officielle de personnes énumérées à l’art. 1, al. 1, let. a à cbis.19 La Confédéra­tion peut être actionnée devant le Tribunal fédéral si l’autorité compé­tente a laissé s’écouler trois mois à compter du jour de la réclama­tion sans la contester ou sans prendre position.

16 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 1 de la LF du 4 oct. 1991, en vigueur depuis le 1er janv. 1994 (RO 1992 288 337 art. 2 al. 1; FF 1991 II 461).

17 Nouvelle teneur de la phrase selon l’annexe ch. 8 de la L du 17 juin 2005 sur le TAF, en vigueur depuis le 1er janv. 2007 (RO 2006 2197 1069; FF 2001 4000).

18 RS 173.110

19 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 1 de la L du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités pénales, en vigueur depuis le 1er janv. 2011 (RO 2010 3267; FF 2008 7371).

Case law2019-10-23
art. 10 (2) LRCF

in

2E 3/2019

Le Tribunal fédéral a examiné la demande de dommages-intérêts et d'indemnités pour tort moral introduite directement contre le Conseil fédéral suisse, fondée sur une prétendue violation du principe de légalité. Conformément à l'art. 10 al. 2 LRCF, le Tribunal fédéral est compétent pour statuer en instance unique sur les demandes de dommages-intérêts ou d'indemnités résultant de l'activité officielle de certaines personnes, à condition que l'autorité compétente n'ait pas contesté la réclamation ou n'ait pas pris position dans un délai de trois mois. En l'espèce, la demanderesse n'a pas démontré avoir préalablement déposé une réclamation auprès du Département fédéral des finances ou que ce dernier n'avait pas répondu dans le délai légal. Par conséquent, la demande directe devant le Tribunal fédéral a été jugée irrecevable et transmise au Département fédéral des finances comme autorité compétente.

art.120 (1) LTF art.30 (2) LTF art.20 (3) LRCF art.120 (3) LTF
responsabilité de la Confédération
dommages-intérêts
tort moral
principe de légalité
compétence du Tribunal fédéral
délai de réclamation
irrecevabilité
Case law2019-10-23
art. 10 (1) LRCF

in

2E 3/2019

Le Tribunal fédéral a examiné la demande de dommages-intérêts et d'indemnités pour tort moral introduite directement contre le Conseil fédéral suisse, fondée sur une prétendue violation du principe de légalité. Selon l'art. 10 al. 1 LRCF, l'autorité compétente doit statuer sur les réclamations contre la Confédération, et selon les art. 10 al. 2 LRCF et 120 al. 1 let. c LTF, le Tribunal fédéral est compétent en instance unique pour les demandes contestées de dommages-intérêts ou d'indemnité morale résultant de l'activité officielle. La demanderesse n'a pas démontré avoir déposé une réclamation préalable auprès du Département fédéral des finances, qui aurait été contestée ou restée sans réponse dans le délai de trois mois, condition nécessaire pour saisir directement le Tribunal fédéral. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable et transmise au Département fédéral des finances comme autorité compétente.

art.10 (2) LRCF art.20 (3) LRCF art.120 (3) LTF art.120 (1) LTF art.30 (2) LTF
responsabilité de la Confédération
dommages-intérêts
tort moral
principe de légalité
compétence du Tribunal fédéral
procédure administrative
irrecevabilité
Case law2017-09-03
art. 10 (1) LRCF

in

2E 1/2017

Le Tribunal fédéral a examiné la demande de dommages-intérêts et d'indemnité pour tort moral déposée par A.________ contre la Confédération suisse, concernant les agissements de l'ODM et du SEM, ainsi que des Tribunaux fédéraux. Le Département fédéral des finances avait rejeté la demande le 21 décembre 2016, estimant qu'il n'était pas compétent pour statuer sur les actions contre les tribunaux fédéraux et que le lien de causalité entre les maladies du demandeur et un éventuel acte illicite de l'ODM et du SEM n'était pas démontré. Le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable l'écriture du 27 janvier 2017, considérée comme une action ou un recours contre la décision du Département, car l'art. 10 al. 1 LRCF désigne ce dernier comme autorité compétente pour les actions contre les fonctionnaires de l'ODM et du SEM, et car l'écriture ne répondait pas aux exigences de motivation des recours devant le Tribunal fédéral. De plus, toute demande contre les tribunaux fédéraux a été rejetée pour absence d'acte illicite, la légalité des décisions judiciaires ne pouvant être contestée dans une procédure en responsabilité (art. 12 LRCF).

art.3 (1) LRCF art.12 (2) LTF art.10 (2) LRCF art.42 (2) LTF art.69 (1) PCF art.12 LRCF art.65 LTF art.66 (1) LTF art.120 (1) LTF art.120 (2) LTF
dommages-intérêts
tort moral
compétence
responsabilité de la Confédération
acte illicite
lien de causalité
irrecevabilité
Case law2004-09-02
art. 10 LRCF

in

2P.168/2003

Le Tribunal fédéral a examiné l'application de l'art. 10 LResp, qui prévoit que la responsabilité de la collectivité publique s'éteint si la demande d'indemnisation n'est pas présentée dans l'année suivant la connaissance du dommage et de la collectivité responsable, ou dans les dix ans suivant le fait dommageable. Le Tribunal a constaté que le Tribunal administratif avait commis un arbitraire en considérant que la demande du recourant, déposée le 15 mai 2001, était tardive pour les prétentions liées au tort moral et aux frais de psychothérapie et d'expertise médicale. Le Tribunal fédéral a souligné que le dommage allégué, résultant d'actes de harcèlement psychologique et de la procédure administrative ultérieure, constituait un préjudice unique dont le délai de péremption ne pouvait courir avant la décision de résiliation des rapports de service le 16 mai 2000. Ainsi, la demande n'était pas prescrite au moment de son dépôt, et le rejet par le Tribunal administratif était arbitraire.

art.60 (1) CO art.61 (1) CO art.9 Cst.
responsabilité publique
péremption
tort moral
harcèlement psychologique
unité du dommage
arbitraire
délai de prescription