L'arrêt examine si l'appel en cause d'un tiers peut être introduit dans la procédure de conciliation. La majorité des auteurs et la jurisprudence estiment que l'appel en cause ne peut être déposé que devant le juge de première instance, et non devant l'autorité de conciliation. Le Tribunal fédéral souligne que l'appel en cause vise à traiter plusieurs prétentions connexes dans une seule procédure, mais que la procédure de conciliation, conçue pour être simple et rapide, n'est pas adaptée à cette complexité. L'appel en cause retarderait et compliquerait la conciliation, contrairement à son but. De plus, l'autorité de conciliation n'a pas la compétence juridictionnelle pour statuer sur l'admissibilité de l'appel en cause, qui relève du tribunal. La doctrine minoritaire propose que l'autorité de conciliation transmette la demande au tribunal, mais le Tribunal fédéral rejette cette solution en raison de la litispendance créée par l'appel en cause, qui contraindrait le tiers à participer à la conciliation sans garantie que la demande principale sera introduite.
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